Un téléphone se perd, tombe à l’eau, ou finit simplement par être remplacé. Et avec lui s’en va tout ce qui n’avait été écrit que là : le programme de la semaine, les lieux mis de côté, les notes prises le soir. C’est le seul problème que résout le compte de l’app — il n’en résout aucun autre, et il n’est pas obligatoire. Tout le reste, les lieux classés par envie compris, fonctionne sans lui.
Astuce budget : à l’île Maurice, une partie de vos activités peut vous coûter moins cher. Voyez comment faire des économies grâce aux remises sur vos activités.
Je suis français, je vis à l’île Maurice, et j’ai développé Moris Insider, le guide et la carte de l’île. Cet article ne parle que d’une seule fonction : le compte et la synchronisation — pourquoi elle existe, comment elle se comporte quand deux appareils ne sont pas d’accord, et surtout ce qu’elle ne fait pas.
Sans compte, l’app marche déjà
C’est le point de départ, et il n’est pas négociable : l’app est utilisable de bout en bout sans jamais donner d’adresse électronique. Les fiches de lieux, les conditions de la mer, le programme de la semaine, le carnet de voyage : tout fonctionne, et tout s’enregistre dans le téléphone. Rien ne part nulle part.
Ce choix a une conséquence qu’il faut assumer : si l’appareil disparaît, les données disparaissent avec lui. Un séjour de deux semaines noté au fil des jours ne se retrouve pas sur un nouveau téléphone. Le compte est exactement la réponse à cette phrase-là, et à rien d’autre — pas une inscription pour envoyer de la publicité, pas une case à cocher pour ouvrir une fonction.

Deux écrans font exception, et il vaut mieux le savoir avant de les ouvrir. La carte interactive demande un compte, parce que son essai est encadré : trois accès offerts, puis l’accès complet avec Premium. Et l’accès Premium lui-même a besoin du compte pour être reconnu ailleurs que sur l’appareil où il a été acheté — sans quoi payer une fois et changer de téléphone reviendrait à tout perdre.


Un code à six chiffres, et pourquoi pas un lien
C’est la décision dont je suis le plus content, et elle n’est pas venue d’une réflexion sur la sécurité : elle est venue d’un usage réel qui ne marchait pas.
La première version envoyait un lien de connexion par courriel — le procédé le plus courant, celui qu’on trouve partout. Sur le papier, c’est parfait : on clique, on est connecté. Sur un téléphone, non. Le lien s’ouvre dans le navigateur, jamais dans l’application installée sur l’écran d’accueil. La session se posait donc dans un endroit, et l’app, elle, était ailleurs : on rouvrait l’app, et on n’était toujours pas connecté. J’ai constaté exactement le même comportement sur Android et sur iPhone. Vu du dehors, cela s’appelle « la connexion ne marche pas ».
D’où le remplacement, en juillet 2026, par un code à six chiffres. Le principe est bête et c’est sa qualité : le code se tape à l’intérieur de l’app. Il n’y a aucun passage d’un programme à un autre, donc aucune session qui se perde en chemin. Le courriel envoyé contient le code et le lien : qui préfère cliquer peut toujours cliquer, mais plus personne n’est obligé de le faire pour se connecter.
Concrètement, l’écran demande une adresse et un mot de passe d’au moins six caractères, plus l’acceptation des conditions. Si le compte existe déjà et que le mot de passe est le bon, la connexion est immédiate, sans aucun code. Sinon un code part par courriel, et le mot de passe saisi est enregistré une fois ce code validé — un seul écran couvre donc la création de compte, la connexion, et le mot de passe oublié.

Un détail visible sur cette image mérite d’être dit, parce qu’il se voit peu ailleurs : la case des offres commerciales est décochée, et elle le reste tant que personne ne la touche. Une case pré-cochée n’est pas un consentement, c’est un consentement volé — le règlement européen l’interdit, et je trouve surtout que cela commence mal une relation.
Essayez sans rien donner
L’app s’utilise sans compte et sans carte bancaire. Le compte ne s’ajoute qu’au moment où l’on veut retrouver ses affaires ailleurs.
Essayer gratuitement →Ce qui vous suit vraiment d’un écran à l’autre
Une synchronisation qui ne dit pas ce qu’elle emporte est une promesse creuse. Voici la liste, sans arrondi. Le programme de la semaine vous suit en entier : c’est le sujet de notre article sur l’agenda « Ma semaine », et c’est ce qu’on prépare le plus souvent sur un grand écran avant de le vivre sur un téléphone.
Suivent les lieux mis de côté — la réserve dans laquelle on pioche le matin quand la météo décide autrement — et ils se retrouvent tels quels dans vos favoris sur l’appareil suivant.
Vient ensuite le carnet de voyage, avec ses notes écrites et ses étoiles : ce qui a été vécu et jugé sur place se retrouve à l’identique ailleurs, et l’on peut continuer d’écrire le soir sur une tablette ce qu’on a commencé le matin sur le téléphone. Le fonctionnement du carnet est détaillé dans notre article sur le carnet de voyage, et l’on y accède depuis le carnet de l’app.
Restent les points d’expérience et le niveau qu’ils font monter, ainsi que l’accès Premium. Ces deux-là obéissent à des règles précises, parce qu’ils portent chacun une promesse : un niveau ne doit jamais reculer, et un accès payé une fois doit être reconnu partout.
La règle des points tient en deux phrases. Le total retenu est le plus élevé des deux — celui de l’appareil, ou celui du compte : il ne descend jamais. Et les gains déjà obtenus sont mis en commun, si bien qu’on ne peut pas gagner deux fois les mêmes points en changeant simplement d’écran. C’est la même logique de progression que celle des activités que l’on programme, où chaque lieu ajouté rapporte des points sans qu’on ait à le demander.
Quant au Premium, il est reconnu sur chaque appareil connecté au même compte. L’affichage vérifie deux choses plutôt qu’une : que l’accès existe, et qu’il n’a pas d’échéance dépassée. La barrière réelle, elle, reste posée sur nos serveurs, où l’horloge ne peut pas être reculée — reculer celle d’un téléphone est à la portée de tout le monde, et il aurait été naïf de s’y fier.
Quand deux appareils ne sont pas d’accord
C’est la partie invisible, celle qu’on ne remarque que lorsqu’elle est mal faite. Le piège porte un nom : les suppressions. Une synchronisation naïve rassemble ce qu’elle trouve des deux côtés et garde tout. Le résultat est immédiat et désespérant : chaque activité effacée réapparaît à la connexion suivante, ressuscitée par l’autre appareil qui l’avait encore. On efface, ça revient. On efface encore, ça revient encore.
La solution paresseuse consiste à comparer les dates : le plus récent gagne. Elle ne tient pas debout. L’heure d’un téléphone est celle que son propriétaire veut bien lui donner — décalée d’un fuseau, avancée à la main, remise à zéro après une panne de batterie. Comparer deux horloges d’appareils, c’est faire dépendre vos souvenirs d’un réglage.
L’app ne compare donc jamais deux horloges. Elle retient deux choses simples : ce que le serveur avait déjà montré à cet appareil, et si cet appareil a modifié quelque chose depuis. Cela suffit à trancher les trois situations réelles. Si l’appareil n’a rien changé et que le compte, lui, a bougé, il adopte ce qui vient du compte — et les suppressions faites ailleurs s’appliquent enfin. Si l’appareil a changé quelque chose et que le compte n’a pas bougé, c’est l’inverse : le local part vers le compte, suppressions comprises. Et si les deux ont changé en même temps, cas rare, tout est conservé : on préfère un doublon à effacer d’un geste plutôt qu’une soirée perdue.
Vous ne verrez jamais rien de tout cela. C’est précisément le but : une synchronisation réussie ne se remarque pas, elle se contente de ne rien faire disparaître. Et si vous préparez vos journées depuis la carte de l’île comme dans notre article sur le road trip minuté, c’est le même mécanisme qui fait retrouver l’itinéraire complet sur le téléphone, le lendemain matin, sans rien réimporter.

Ce que la synchronisation ne fait pas
C’est la partie que je tiens le plus à écrire, parce qu’une limite tue est une mauvaise surprise garantie.
Les photos du carnet ne se synchronisent pas. Elles restent sur l’appareil qui les a prises. La raison est prosaïque : une photo pèse des centaines de fois ce que pèse une note écrite, et les faire transiter par la base rendrait chaque connexion lente et coûteuse pour tout le monde. Concrètement, en changeant de téléphone vous retrouvez vos journées, vos notes et vos étoiles, mais pas les images qui les accompagnaient. Si elles comptent, enregistrez-les dans la galerie du téléphone, qui est faite pour ça et que vos propres sauvegardes couvrent déjà.
La protection contre les points gagnés en boucle reste propre à chaque appareil. Ce garde-fou empêche de récolter les mêmes points en répétant le même geste ; il ne voyage pas avec le compte. C’est un compromis assumé : le faire circuler aurait alourdi chaque échange pour se prémunir d’un abus dont l’enjeu se limite à un niveau affiché.
Et le compte ne remplace pas une sauvegarde. Il fait suivre ce que l’app sait faire suivre, entre des appareils connectés au même compte — c’est un pont, pas un coffre-fort. Le jour où un séjour compte vraiment, une image de partage ou une capture d’écran restent le moyen le plus sûr de le garder hors de toute application, y compris la mienne.
Vos affaires vous suivent
Un code à six chiffres, et l’agenda, les favoris, le carnet et le Premium vous retrouvent sur chaque appareil. Le compte reste facultatif.
Ouvrir l’app →